Dessine-moi le monde

C’est peut-être l’intitulé que nous pourrions donner au récit de la création dans le livre de la Genèse. Et Dieu se met au travail pour créer le ciel, la terre, la mer, les plantes, les animaux, puis l’homme et la femme à qui il va confier cette création pour qu’ils l’entretiennent et y soient heureux. Regardant l’œuvre accomplie, « Dieu vit que cela était bon, très bon. » Gn 1, 31

« Re-dessine-moi le monde »

C’est notre souhait quand nous en découvrons les contrastes saisissants : D’une part, un monde blessé, défiguré par tant de souffrances : guerres, violences, terrorisme, pandémie, sous-alimentation, migrations, injustices. Etc Mais aussi, un monde aux potentialités intellectuelles, scientifiques, artistiques, sanitaires étonnantes …  un monde où des initiatives construisent de la proximité, du lien social, de la solidarité, du développement, de la justice, initiatives qui réenchantent notre univers et nous redonnent confiance en l’homme … un monde où, grâce aux moyens d’informations actuels, grâce aux voyages – les articles de ce numéro de la Flamme en offrent un aperçu – nous nous sentons solidaires, soucieux de ce que vivent les autres pays, soucieux de leur développement, de la manière dont ils traversent la pandémie. Nous devenons plus « frères universels »

Ce monde ne nous est pas donné « clé en main »

mais comme une œuvre à réaliser.

Que ce soit à l’échelon d’une école, d’une association, d’une communauté paroissiale, d’une responsabilité politique, il est aisé de critiquer, de dénigrer parfois, ceux qui ont des décisions à prendre et à assumer. Bien sûr, des opinions différentes, des sensibilités différentes, des projets différents ont le droit d’exister et de se confronter. Comment – sans être taxé de naïf – espérer que toutes ces approches différenciées puissent contribuer à réenchanter le monde, à mieux servir les hommes et les femmes d’aujourd’hui ?

Nous connaissons la lettre de Saint Paul : 1 Co, 12 : Dans le corps, les membres sont multiples mais tous concourent au bon fonctionnement de l’ensemble. Et, parce que chaque membre est unique, il est indispensable. Alors, à notre mesure, avec nos atouts, nos qualités respectives, prenons notre part active pour que la « maison commune » qu’est notre terre, comme se plaît à l’appeler le Pape François, devienne terre habitable pour tous.

Abbé Marcel Bidaud, aumônier AVRELCA

Les commentaires sont fermés.