En Jordanie

Petra

Ting dagading,
Dagading dang daire,
À dos de dromadaire.

Ces paroles du poète, compositeur, interprète morlaisien Marc Vincent, qui a commis entre autres « Guides Mots Passants » et « De Charybde en Sheila », vous invitent à la balade sur le dos d’un méhari ou dans un 4X4 dans des contrées désertiques de Jordanie et d’Israël.

La cité nabatéenne de Pétra, au sud d’Amman, a retenu toute notre attention. La Khazneh, un hypogée en tous points remarquable, est l’édifice le plus connu : un temple de quarante mètres de hauteur taillé dans le grès ocre ferrugineux un siècle avant Jésus-Christ. Y arriver se mérite. Nous avons parcouru cinq kilomètres à pied sur un sentier parfois caillouteux par une température dépassant les 30°. Heureusement le Sîq procurait une ombre bienfaitrice en fin de parcours. Les moins téméraires pouvaient se faire transporter en carriole, à dos de cheval, voire d’âne. Et il a fallu revenir …

Quelque cent quinze kilomètres encore plus au sud, nous entrons dans le désert du Wadi Rum. Si d’aucuns se déplacent à dos de dromadaire, ce sont des 4X4 qui nous échoient. Nous ne sommes pas certains que les pilotes aient tous leur permis, eu égard à leurs visages poupins. Cela ne les empêche pas de faire la course entre eux sur le sable dans des paysages grandioses et drolatiques. Les rivières endoréiques ont creusé les roches. Le soleil couchant leur donne des couleurs ocre et brun-rouge clair. Sous une grande tente noire, des bédouins, shemagh à carreaux rouges et blancs sur la tête, plié en triangle pour éviter de porter l’agal, qamis blanc et sandales aux pieds, nous servent le meilleur des thés, préparé dans une bouilloire sur le feu.

Jean-Louis HEULIN, voyageur AVRELCAIS septembre 2019

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